Elle a fait défiler leurs visages sur lécran, en a écarté certains dun simple mouvement dindex vers la gauche, a vu quelle "matchait" avec un grand brun, la recherche d'hommes célibataires de 40 ans chez une femme la trentaine, une barbe de branché.
Mathilde étant un peu ronde, via le smartphone, ça marche mieux : Dans la vie, jai tendance à être la bonne copine.
Et puis coucher tout de suite désacralise tout.
Maintenant, elle est en couple avec un autre, quelle a rencontré dans une fête."Les gens se disent désormais quil ny a pas de mal à se faire du bien estime Jean-Claude Kaufmann, le célèbre sociologue du couple, auteur du livre "[email protected]"."Javais besoin de me sentir désirée, se souvient-elle.Alors Astrid est montée chez le garçon, à deux pas.Alex, 33 ans, a connu.Pire, au pays des applis, il semble que le handicap social guette.Cest aussi lavis de Charlotte, Parisienne de 26 ans, blonde aux yeux pervenche, qui a utilisé Tinder quelques mois après sêtre fait plaquer rudement.Elle lavait à peine remarqué, il la retrouvée, ils se sont revus autour dun verre.Quand les mecs font un boulot intéressant, je vais dabord boire un verre pour discuter.Tinder 'met la confiance' à des filles comme moi.A l'approche des fêtes de fin d'année, les décorations électriques contribuent fortement à la magie de Noël.Eventuellement." Mathilde se surprend à être jalouse si une fille lorgne ses plans cul.Astrid nest pas la seule à coucher ainsi.Le revers de la médaille, cest la boulimie, cette certitude de pouvoir papillonner sans fin dune fille ou dun garçon à lautre.Ne restera plus que quelques phrases dapproche avant de planifier le rencart.J'arrête d'être hyperconnectée '.Inutile décumer les bars ; il suffit dinstaller trois ou quatre applis.Ni vu ni connu, je temballe.

Elle a sur-le-champ pris un verre dans un lieu public, cétait plus prudent.


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