13De la montagne et de je suis à la recherche de la femme de ma vie de femme, je l'avais déjà ses arbres, richesse de la «Terre Mère on tire le nécessaire pour la construction de la maison, pour allumer le feu afin hommes célibataires de 25 ans de préparer les aliments et de se chauffer durant les soirs glacés et humides de lhiver.
20Parmi les discours de la comandancia general zapatiste, trois furent prononcés par les commandantes Rosalinda, Fidelia et Esther, qui réaffirmèrent notamment les sanctions prévues à lencontre de ceux qui introduisent de lalcool dans les communautés.Je suis indigène et je suis une femme et cela seul importe maintenant.1Les photographies que lon présente ici relèvent dobjectifs distincts, même si elles se réfèrent à des formes similaires de lutte et de résistance des femmes indigènes du Chiapas.Dans dautres cas, elles souhaitent avoir, au sein des communautés elles-mêmes, la maîtrise dun instrument qui leur permet de témoigner des violations des droits humains, des incursions violentes de larmée et des formes multiples dintimidation auxquelles se heurtent les luttes des femmes et des communautés.Elles ont fait voir le racisme et le mépris quelles subissent dans leurs propres maisons, dans leurs propres communautés, dans leur propre pays.8Ainsi, quil sagisse ou non de moyens technologiques avancés, les images crées par les femmes (artisanat textile, broderie, poterie et objets dusage"dien) se modifient cherche femme msn la province de milan, crémone, lodi en même temps que les représentations quelles ont delles-mêmes.Même dans les situations les plus difficiles, on nabandonne pas les tâches"diennes.Dans ce campement dénommé Actéal, appartenant au municipe de Chenalhó, dans la région de Los Altos du Chiapas, quarante-cinq indigènes tsotsils, en majorité des femmes et des enfants, ont été assassinés le 22 décembre 1997, alors quils priaient dans leur chapelle.Ils appartenaient tous à des familles de producteurs de café, membres de lorganisation «Las abejas» (les abeilles) qui, bien que se distinguant du mouvement zapatiste (notamment par le rejet de la lutte armée partageait avec celui-ci de nombreuses revendications et sopposait également au contrôle exercé.La fabrication des tortillas, commencée vers cinq heures du matin, est un rituel"dien qui confère aux femmes un rôle décisif dans lauto-suffisance alimentaire de la famille et de la communauté.Car si nous ne le faisons pas, personne ne le fera pour nous.17 : Campement de déplacés, Janvier 1998 9Quelques jours après le massacre dActéal, plusieurs centaines de familles, obligées de fuir leurs terres dorigine, se sont réunies dans différents campements, afin de rester en vie et de se protéger des groupes paramilitaires.Les exécutants du massacre étaient membres de lun des groupes paramilitaires formés sous légide de larmée et du parti officiel, dans le cadre dune stratégie contre-insurrectionnelle visant à semer la terreur non seulement parmi les communautés zapatistes mais aussi parmi celles qui refusaient de sopposer.6Outre cette image, qui a fait le tour du monde, dautres photos devenues emblématiques ont contribué à modifier limage que les femmes se faisaient delles-mêmes dans les communautés et ont favorisé leur capacité à se reconnaître comme actrices de leur propre destin.Elles ont expliqué limportance de la lutte zapatiste des femmes, à côté des hommes, pour obtenir la reconnaissance de leurs droits et de leurs cultures comme indigènes, cest-à-dire du respect de leur différence au sein de lunité mexicaine.Deux ans après le massacre, les femmes traversèrent les montagnes pour réclamer que justice soit rendue aux victimes dActéal.4Cest dans ces circonstances que Bertrand Meunier, après avoir accompagné la communauté dActéal durant les jours de terreur extrême qui suivirent le massacre, fut comme «adopté» par elle et put assumer la responsabilité de capter avec son appareil photographique lhistoire alors vécue : la nécessité exprimée.10Conformément à la coutume, les femmes ont la charge de la préparation des aliments.La jeune femme du premier plan coupe les troncs les plus gros, utilisant pour cela le poids énorme de la hache.21«Le seul chemin pour atteindre ce dont nous avons besoin consiste à bien nous organiser, à fortifier notre résistance et nos municipes autonomes.
De la lutte pour le respect de lintégrité comme personne et comme genre, à légard de leur propres maris dabord et jusquà linscription dans la Constitution mexicaine des droits et des cultures indigènes.
Conscientes de lutilisation et de la manipulation des images par les moyens de communication, de nombreuses femmes indigènes de différentes régions du Chiapas ont appris à se servir dappareils photographiques et de caméras vidéo.





La femme âgée, au second plan, surveille les alentours et tient dans sa main la machette, instrument caractéristique du paysan, qui permet douvrir le chemin entre les herbes, mais aussi de couper le petit bois.
Mais, parmi les histoires quil transmet, les images de femmes ont une place remarquable, en raison du rôle important que celles-ci assument dans les tâches matérielles et dorganisation de la vie du campement.
Le visage couvert dun passe-montagne ou dun foulard à la façon des zapatistes, les femmes de Chenalhó et des municipes voisins ont ainsi témoigné des avancées organisationnelles de la résistance des femmes.

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