Certaines femmes interrogées passent de la maison à lappartement avec ascenseur pour ne plus avoir à soccuper du jardin ou ne plus avoir de marches à monter.
La question serait de savoir comment la ruralité est appréhendée pour bien vivre sa vieillesse et dans quelle mesure il sagit dun choix ou dune contrainte, et ce, en y analysant les effets de classe et de genre.3Lespace en question est celui des communes littorales bretonnes dont lattractivité auprès des populations retraitées en termes de mobilité résidentielle a largement contribué à accélérer le vieillissement démographique.Les femmes sétant installées dans la commune denquête au moment de la mise en retraite sont majoritairement en couple (6 sur 8 à Dinard (7 sur 8) et dotées dun fort capital économique et culturel.Elle conditionne leur choix de sy installer : «moi je me suis toujours considérée comme une citadine» (Chantale, 80 ans, Dinard) ou encore «je suis une urbaine moi» (Marie-Paule, 63 ans, Lorient.38Lorsquil y a veuvage, le déménagement est motivé par la recherche dun logement de plus petite taille, soit par commodité (réduction de la taille du logement lorsque le nombre de ses habitants se réduit soit pour des raisons financières.2Cet article propose une démarche qui conjugue lâge et le genre pour appréhender les mobilités résidentielles des femmes à la retraite.E.s a déjà fait lobjet détudes (Bésingrand et Soumagne, 2006 ; Ghékière et Houillon, 2013 ; Pennec, 2005).Conçu dans le cadre du pnns, il fait le point sur les connaissances scientifiques liées à la nutrition des personnes âgées et donne des conseils pratiques à adapter à la situation des patients.Au moment où le couple se retrouve à la retraite, il décide de rester sur place pour aider ses enfants qui viennent dêtre eux-mêmes parents.Ces femmes connaissent donc des situations socio-économiques variées.Donc je ne suis pas obligée de monter au premier.Parce que vraiment jen avais marre.Depuis les aspirations nouvelles émergeant lors de la retraite jusquaux réajustements contraints par lâge avançant, il sagit danalyser les éléments déclencheurs des mobilités ainsi que les critères de choix du nouveau lieu de résidence, en portant attention à leur inscription dans les rapports sociaux.Faut prendre la voiture, si un jour.Tout comme lont montré.Les personnes de plus de 55 ans nouvellement arrivées représentent 17,4 de la population résidente sur le littoral contre 14,4 dans lintérieur des terres (Insee, 2008).Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée (HAS).Cela doit se comprendre comme une résultante de la hiérarchisation des rapports sociaux de sexe, hiérarchisation commune à tout rapport social (de sexe mais aussi de classe, de race et dâge).Après quelques années à Brest, au moment de la retraite de son conjoint, le choix dun lieu de résidence résulte dun compromis entre le souhait de son conjoint de rester en Bretagne et le sien de se rapprocher de Paris.





8Linvisibilité des femmes âgées dans les travaux de sciences humaines et sociales jusque dans les années 1980 (Charpentier., 2014) se déplore aussi bien dans ceux qui traitent de la vieillesse que dans ceux qui traitent des rapports sociaux de sexe.
22Par exemple, lorsque son conjoint médecin arrive en retraite, Chantale (80 ans, Dinard) opère une rupture dans le schéma conjugal.
Vous voyez, cest ça la différence.

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